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Le grand retour inattendu des cassettes audio

Oubliez Spotify et les playlists numériques ! Depuis quelques mois, un objet que l’on croyait rangé à jamais dans les greniers fait un retour tonitruant : la cassette audio. Oui, cette fameuse bande magnétique que l’on glissait dans un walkman ou dans l'autoradio, avec parfois un bon vieux crayon pour la rembobiner.

Le vintage plus que jamais dans l'air du temps

Après le succès retrouvé des vinyles, c’est au tour des cassettes de séduire un nouveau public... mais aussi les nostalgiques des années 80 et 90. À Paris, certaines boutiques spécialisées ne vendent même plus de disques : uniquement des cassettes ! Et ce n’est pas un phénomène anecdotique. En Normandie, une des dernières usines au monde à produire encore ce format a dû doubler sa production en un an pour répondre à la demande.

Même les baladeurs cassettes font leur retour : une entreprise française en a écoulé plus de 50.000 en trois ans, principalement aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Une affaire de souvenirs... et de gros sous

Si cet engouement est avant tout porté par la nostalgie – le bruit du "clic", les imperfections du son, l’objet qu’on manipule avec soin – il fait aussi grimper les prix. Certaines cassettes rares s’arrachent à des montants surprenants.

Oxmo Puccino : une édition très recherchée s’est récemment vendue à 499 euros.
Madonna – Like A Prayer : des versions rares dépassent les 600 dollars.
Metallica – Live Metal Up Your Ass : cet enregistrement autoproduit est lui aussi très convoité, autour de 600 dollars.

Côté francophone, le marché n’est pas en reste :

Claude François : une cassette 4 titres de 1969 a atteint 1.145 dollars.
Mylène Farmer : l’édition ukrainienne de Avant que l’ombre s’est envolée à plus de 700 dollars.
Renaud : son album Marche à l’ombre, en cassette, a été vendu pour 614 dollars.

Une mode passagère ou un vrai retour ?

Difficile à dire. Mais une chose est sûre : les cassettes ne sont plus un simple souvenir du passé. Elles sont devenues des objets de collection, parfois très lucratifs, et surtout, un symbole d’un temps où la musique s’écoutait autrement… avec les doigts, les oreilles, et un peu de patience.

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