Voici tout ce qui change pour vous dès le 1er octobre!

Assouplissement de certaines de mesures anti-coronavirus

À l’issue du Conseil national de sécurité de mercredi dernier, plusieurs mesures prises dans le cadre du plan de lutte contre la pandémie de coronavirus vont être assouplies à partir du 1er octobre. 

Il ne sera par exemple plus obligatoire de porter un masque à l’extérieur, sauf dans les lieux très fréquentés et dans les endroits où la distance de sécurité de 1,5 mètre ne peut être garantie. Le masque restera cependant obligatoire dans les transports publics, dans les magasins et dans les cinémas.

Un nouveau système de quarantaine sera aussi mis en place puisque la période d’isolement sera réduite de 14 à 7 jours. 

Le nombre d’invités lors d’événements organisés de manière professionnelle ne sera plus restreint. Pour les événements organisés à titre privé sans encadrement professionnel, la limite reste par contre fixée à 10 personnes. En outre, les soirées dansantes ne seront pas encore autorisées.

Enfin, en Wallonie, les agents régionaux confrontés à la nécessité de garder leur enfant de moins de 15 ans à domicile seront autorisés à prendre un congé sans solde.

Les tarifs sociaux de l’énergie à la hausse

Les tarifs sociaux de l’énergie augmenteront à nouveau le 1er octobre, après la forte baisse du trimestre précédent. Celui de l’électricité augmentera d’environ 2,5% à partir du mois prochain (monohoraires et bihoraires) et le gaz naturel sera même 15% plus cher, détaille la Creg, l’organisme de surveillance de l’énergie, qui en fixe les montants.

Une voie de secours d’urgence obligatoire en cas d’embouteillage 

Dès le 1er octobre, les automobilistes devront former, en cas d’embouteillage, une voie de secours d’urgence par sens de circulation et ce, sur toutes les routes à deux bandes ou plus.

Concrètement, les véhicules sur la voie de gauche devront se rabattre le plus à gauche possible en cas d’embouteillage, tandis que les véhicules sur les voies restantes devront serrer aussi à droite que possible. Ce couloir devra impérativement rester libre. 

Moins de trains Thalys en circulation à partir du 1er octobre

Thalys réadapte son offre dès le 1er octobre, vu la baisse du nombre de passagers dans ce contexte de crise sanitaire.

Confrontée au passage d’une grande partie des Pays-Bas et de Paris en zone rouge, ainsi qu’à d’autres mesures de restriction de voyage des autres pays où circule Thalys, l’entreprise réduit les trains en circulation pour atteindre 40% de son offre habituelle dès octobre.

Le TEC lance son réseau Express

Le TEC lancera le 1er octobre son nouveau réseau structurant composé de 17 lignes Express. Ces lignes doivent permettre de relier rapidement les villes entre elles. Le TEC entend de cette manière “simplifier et amplifier son offre de transport pour encourager les citoyens à faire le choix d’une mobilité plus durable”.

Parmi les 17 lignes proposées, trois sont nouvelles. L’une reliera Waremme et Namur, l’autre Perwez à Ath et la dernière Malmedy à Verviers.

Dix autres existent déjà: Louvain-la-Neuve-Wavre-Ixelles (Conforto), Louvain-la-Neuve-Wavre-Woluwe (Conforto Bis), Wavre-Auderghem (Conforto 3), Jodoigne-Louvain-la-Neuve-Ottignies (Rapido Bus 1), Tubize-Nivelles (Rapido Bus 2), Braine-l’Alleud-Genappe-Louvain-la-Neuve (Rapido Bus 3), Nivelles-Louvain-la-Neuve (Rapido Bus 4), Bastogne-Namur (88), Namur-Couvin (56) et Namur-Péruwelz-Jodoigne (82). Les quatre anciennes lignes Wallonia Easy Line se voient également renforcées et intégrées à l’offre.

Par ailleurs, ces bus seront actifs toute la journée et toute l’année, afin de faciliter les déplacements des travailleurs et étudiants. 

Le tarif prosumer entre finalement en vigueur

Le tarif prosumer entrera en vigueur le 1er octobre, mettant un terme – provisoire ? – aux multiples rebondissements qui auront émaillé le lancement de cette redevance que la CWApE, le régulateur du secteur énergétique en Wallonie, entend imposer aux détenteurs de panneaux photovoltaïques pour leur utilisation du réseau énergétique.

Après de longues tractations, le gouvernement wallon avait adopté, le 9 juillet dernier, une série de mesures de soutien aux détenteurs d’installations photovoltaïques de petites tailles mais aussi de l’ensemble des consommateurs, dans le cadre de l’entrée en vigueur de ce tarif prosumer, initialement prévu en janvier dernier puis finalement gelé jusqu’au 1er octobre. Budget de l’opération: 242 millions d’euros.

Cet accord devait mettre un terme aux discussions tendues entre partenaires de la majorité, le MR étant fermement opposé à ce tarif imposé aux détenteurs de panneaux photovoltaïques pour couvrir leur utilisation du réseau énergétique.

Selon les plans de l’exécutif régional, les détenteurs de panneaux photovoltaïques recevront un soutien pour l’électricité non autoconsommée qui couvrira 100% de la redevance prosumer pour 2020 et 2021. Pour les années 2022 et 2023, ce soutien sera réduit à 50% et constituera donc un incitant pour augmenter le taux d’autoconsommation. Au-delà de 2023, une nouvelle période tarifaire débutera et plus aucun soutien ne sera proposé.

Les prosumers qui voudront faire constater l’augmentation effective de leur taux d’autoconsommation devront alors demander le placement d’un compteur double flux. Le coût de l’installation de ce compteur, tout comme le coût du soutien à l’électricité non autoconsommée, sera supporté par le budget de la Région, ce qui permettra de ne pas peser sur la facture d’électricité des autres consommateurs, avait expliqué début juillet le ministre wallon de l’Energie, Philippe Henry.

Début septembre, le Conseil d’Etat avait toutefois étrillé cet accord, l’estimant même “inadmissible en droit”. A la suite de cet avis, le projet de décret relatif à la compensation prévue a finalement été renvoyé au parlement régional où il devrait être approuvé lors de la séance plénière du mercredi 30 septembre.

Le lendemain, tant le tarif prosumer que la compensation entreront en vigueur.